Lutins de printemps (2)
04/05/2013 23:26 par lemoulindesdames
Une bonne vache ou des moutons, voire des chèvres pourraient constituer une bonne solution. Car les lutins sont volatiles et disparaissent aussi vite qu'ils sont venus.
En aucune saison vous n'échapperez à leurs activités. Ici, dès demain, l'herbe de soixante centimètres de haut sera coupée sur toute l'étendue du parc, soit 1300 hectares, heu...non 1300 m2 seulement. C'est suffisant pour les lutins comme pour le châtelain !
Franchement, sans chauvinisme, en Poitou comme en Normandie les pommiers sont toujours des ravissements.
Profitons du paradis. Après, il sera peut-être trop tard. De par la loi des correspondances, il ne sera peut-être pas mieux...
Sur des Lieder de Mendelssohn, visitons le parc au printemps, pas très "frühzeitig" au 1er mai cette année...
Déléctons nous de ces images dont on ne se lasse pas.
Grâce à une irrigation efficace, de délicieuses salades s'épanouissent dans le parc.
Celle-ci est sans doute un peu dure, mais le printemps dernier j'en ai mangé !
(Il n'y a pas de petites économies...!!! :-))
Pour les férus de sciences de la nature, cette salade s'appelle un cochet.
cf. Cochet, un des noms donnés aux espèces du genre Taraxacum, les pissenlits véritables.
Dans les sous-sols, les aménagements se poursuivent doucement grâce à l'aide d'un seigneur voisin.
...Non, ce n'est pas une brasserie, mais seulement une cuve d'eau à pression qui sert à l'irrigation des terres...
On voit ici la tour nord-est en cours de construction en 1956. A la fenêtre, le prince héritier.
A noter, les échafaudages en bois, à cette époque.
En 1966, le château ne connaissait pas encore son aspect actuel. mais déjà la tour nord-est (construite en 1959-60) se dressait au dessus du parc.
Dans la cour, des commodités à l'ancienne se trouvaient dans un petit pavillon de chasse (même s'il n'y en avait pas !) de couleur ocre...
A noter que la cour du château n'était pas encore élargie, et sa superficie était environ de la moitié de sa taille actuelle. Il faut dire que, sous la tour nord-est, de grands préaux abrités permettaient de poursuivre les festivités à l'abri.
A droite de la tour nord-est, une petite poivrière construite vers 1966, abrite une première salle de bain (salle d'eau avec douche mais sans baignoire) et les premières toilettes modernes indépendantes.
Grâce à la science moderne, on a pu rendre au document ses couleurs d'origine. La neige, dans ces régions du Poitou, était, au Moyen-Age, annonciatrice de famine. Les riches terres du château ont protégé ses occupants, cultivant fruits légumes, raisin, cuisinant avec ardeur le cochon, égorgé dans la cour du château et préparé dans les cuisines, dépendances en cours de transformation actuellement. Déjà, porcherie et basse-cour ont été transformées au siècle dernier en garage et remise de jardin, et, encore plus récemment, en cuisine d'été et atelier.